PYLADE – de Pier Paolo Pasolini – CARTHAGO DELENDA EST //

Un Corbeau sous la Lune/ June 4, 2010/ Production/ 0 comments

Une parole forte pour un lieu à découvrir!

Amis, cré-actifs et chers visiteurs,

Depuis quelques semaines, j’ai rejoint l’équipe de production de la créative et dynamique “Societas Peridurale”.

Cette compagnie de théâtre a investi une ancienne fabrique de volets (reconvertie en espace de travail pour artistes) pour mettre la touche finale à leur dernière création : “Pylade” de Pier Paolo Pasolini.

Je vous invite à venir découvrir cet auteur  à la parole forte dans un lieu très particulier!

“Pylade” est un poème en vers libres, écrit par Pasolini en 1966, inaugurant, avec ses cinq autres pièces, ce qu’il appelle le théâtre de parole. Le fait politique est fort ici : la fable de Pylade est comme le condensé de notre histoire d’occident, elle re-parcourt le XXe siècle avec âpreté et légèreté, touchant au communisme, au fascisme, à la société de consommation, à la croyance en la transformation.
  
Après le meurtre de sa mère, Oreste, fils d’Agamemnon et de Clytemnestre, a fui Argos sa ville natale avec son ami Pylade. Après une longue errance, il est absous de son matricide par le premier tribunal humain établi à Athènes par Athéna, toute nouvelle déesse de la raison.

Pasolini commence Pylade là où Eschyle finit son Orestie : depuis le départ d’Oreste, le pouvoir est vacant à Argos. Electre, sa sœur, attend qu’il revienne prendre la place de roi qui lui est dû. Mais lui, vient de découvrir à Athènes l’usage de la raison et la démocratie. Oreste et Pylade rentrent à Argos pour en finir, ensemble, avec la monarchie et l’époque des vendettas. Ils veulent partager le pouvoir avec ceux qu’on appelle désormais : les citoyens…

 
 “Une nouvelle nation est née, ses problèmes sont infinis, mais les  problèmes ne se résolvent pas, ils se vivent. Et la vie est lente. Le travail d’un peuple ne connaît ni rhétorique, ni délai. Son futur est dans sa fièvre de futur ; et son anxiété est une grande patience.”
Pasolini – Notes pour une Orestie africaine

Avec : Jacques Bruckmann, Marie Bruckmann, Paul Camus, Arnaud Chéron, Laurence Crémoux, Guillaume Doucet, Renaud Garnier-Fourniguet, Lazare Gousseau, Pauline Lorillard, Julie Nathan, Jean-Claude Luçon, Marie Luçon, Eléna Perez, François de Saint Georges, Mathias Rouet.

mise en scène : Lazare Gousseau
collaboration à la mise en scène : Sarah Siré
dramaturgie : Thibault Taconet
scénographie : Didier Payen
costumes : Marie Luçon
lumière : Colin Legras, Guillaume Pons
musique : Renaud Garnier-Fourniguet, Jean-Claude Luçon, Raphaël Parseihian
régie : Victor Pichon


du 4 au 6, du 11 au 13 et du 17 au 20 juin 2010 à 19h30
réservations au 02 521 14 99 ou par email info@carthago-bxl.org

PAF

Production 
Societas Péridurale, Carthago Delenda Est (Bruxelles), la Maison du Comédien-Maria Casarès (Alloue), Festival Premiers Actes, avec le soutien de Théâtre & Publics (Liège)

http://www.societas-peridurale.be/site/index.php

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